Un chef d’entreprise aura tendance à confondre l’efficacité d’un échangeur thermique avec le rendement qu’il permet d’obtenir, ce qui est faux. Le rendement est davantage un paramètre à prendre en compte pour évaluer si un échangeur de chaleur est efficace ou non. Voici quelques éléments de réponse.
Echangeur thermique : savoir calculer l’efficacité de son produit
Un échangeur thermique affiche un bon rendement, s’il ne présente pas de perte et donc si le rendement d’échange est égal à 1. Pour ce faire, la machine doit être bien isolée et étanche, car elle fonctionne par le biais de fluides qui ne doivent pas entrer en contact l’un avec l’autre et qui permettent la montée en chaleur et le refroidissement.
Ces deux fluides échangent de manière optimale s’il n’y a donc pas de perte, si l’échange se fait à contre-courant, si les fluides ont des débits calorifiques qui ne sont pas identiques.
Des calculs très savants peuvent être effectués pour savoir si un échangeur thermique est efficace, notamment en se référant au Nombre d’Unités de Transfert (ou NUT).
S’il se renseigne, il est fort probable que le chef d’entreprise ou l’industriel se sente dépassé par ces calculs complexes, pourtant, il est facile de se rendre compte si un échangeur thermique est efficace ou non.
Quels sont les facteurs qui peuvent compromettre l’efficacité d’un échangeur de chaleur et comment y remédier ?
Un échangeur thermique peut commencer à présenter des défaillances si certaines pièces doivent être remplacées. Cela sera par exemple le cas des joints qui subissent les périodes de montée en température et de refroidissement, ce qui crée des phénomènes de contractions et de dilations. Au bout d’un moment, ils vont se distendre et donc ne plus assurer l’étanchéité nécessaire au bon fonctionnement de l’échangeur à chaleur.
On peut également incriminer les plaques, qui s’endommagent, au fil des utilisations, s’il s’agit d’un tel modèle. Le chef d’entreprise a le choix entre les remplacer par des neuves ; ce qui coûtera cher ou de les faire reconditionner ; ce qui est plus économique et durable.
Ces éléments peuvent être remplacés dans le cadre du nettoyage. En effet, un échangeur thermique a tendance, surtout quand il se trouve dans une usine ou une grande entreprise, à s’encrasser. La poussière qui se mélange à la graisse des rouages et des moteurs va contribuer à le faire fonctionner plus lentement et la montée en température peut se faire dans des conditions plus compliquées.
C’est une situation qui ne doit pas durer longtemps sous peine que le processus ne se fasse pas dans les bonnes conditions, voire ne s’effectue plus du tout.
C’est la fréquence d’utilisation de l’échangeur qui détermine celle de l’entretien qui doit être fait par un professionnel du génie climatique ou un salarié formé à cet effet.
La méthode employée sera, elle aussi, déterminée par le niveau d’encrassement. Des produits chimiques seront nécessaires en cas de fort encrassement alors que généralement, on peut se contenter d’un nettoyage à l’eau à haute pression en maitrisant le nombre de bars ou encore de la vapeur d’eau.